jeudi 28 juillet 2011

Une main au fesse


J’écoutais « how i wish you were here » des pink floyd, seule sur mon chemin du retour. Arrivée a mi-chemin, un choc traversa mon corps c’était comme si on m’avait électrocuté.
J’ai mis quelques secondes avant de saisir, c’était bien une main qui s’est posé sur mes fesses et qui était en train de me tripoter. J’ai vite réagi en l’attrapant par le poignet, il a glissé ses doigts entre les miens, j’étais sous le choc, je ne savais pas quoi faire…. J’ai crié « 3chéch ta3mali hakka ? Cha3matlek éna ? (Pourquoi tu me fais ça ?)» il a retiré sa main de la mienne et il a dit « chbiha yé5i ? mahboula ? (elle est folle ou quoi ?) » Et il s’est mis à marcher de plus en plus vite, alors j’ai commencé à courir et à crier… Je l’ai attrapé une fois, il s’est enfuit, la deuxième fois il s’est enfuit aussi et puis j’ai continué à courir et à courir et lui il s’éloignait de plus en plus de moi. Il a pris la fuite comme un criminel, ce qu’il est d’ailleurs.. Et bien sur puisque je ne suis qu ’’ une fille à talons accroché a son sac de marque ’’ je ne pourrais jamais tenir tête en course a pieds à un jeune pervers en pleine forme plus de 5 minutes. J’ai su que je n’allais jamais le rattraper, j’étais essoufflée, indignée, dégoûtée, mais surtout j’avais la rage….
Pendant tout ce temps je n’ai pas arrêté de crier et pleurer au beau milieu de la rue, oui moi, celle que vous connaissez, la non-chalente et je-m’en-foutiste. J’étais là comme une folle « 3lech ya3mlouli hakka ? 5ater éna mra ? chnaya dhanby éna ? (pourquoi on me fait ça, c’est parce que je suis une femme ?)» Un discours qui ne me correspond même pas, je ne sais pas d’où sortaient les mots. Je ne pouvais me contrôler.
            Et forcément quand j’avais besoin d’aide pour l’attraper, personne ne m’avait aidé. Mais une fille qui se donne en spectacle dans la rue, tout le monde s’en mêle. Je me suis retrouvé au beau milieu d’une foule de gens qui me demandaient si j’allais bien, si j’avais besoin d’aide, d’argent, s’il m’avait pris quelque chose.. Et ben vous voulez savoir ce qu’il m’a pris ? Il a pris ma dignité car je me sentais sale, il a pris ma féminité car je me sentais objet, il a pris mon humanité car je voulais le tuer…Fatiguée, je me suis assise sur le trottoir et la foule ne partait toujours pas, j’ai pris une bouteille d’eau glacée qu’on m’a tendu, j’ai bu, j’avais besoin de me rafraîchir le corps et les idées… Puis je suis repartie, j’avais l’espoir de le retrouver, j’ai demandé a tous les commerçants de la rue, aux serveurs des cafés et même au passants s’ils avaient vus quelqu’un passer par là en courant, bien sur personne ne l’a vu, et au lieu de me donner une piste, tout le monde me demandaient pourquoi je pleurais, j’ai compris que je n’allais pas le retrouver, mais j’ai continué a marcher dans une direction inconnue.  
            Comment me rendre justice ? Voila tout se dont à quoi j’ai pensé toute la journée… Tout ce que j’ai pu faire c’est écrire ces quelques lignes pour dénoncer ce qui m’est arrivé et ce qui arrive sans doute tous les jours à des centaines de femmes qui gardent le silence.

Ecrit le 13 avril 2011, quand je n’osais pas encore partager mes textes avec vous.

mardi 26 juillet 2011

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Verbe : S’inscrire, Temps : cette semaine, Mode : la constituante




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samedi 23 juillet 2011

قلبي ليّا و قلبك ليك


الليلة مانيش باش نخمّم فيك
باش نعفس على قلبي اللّى خلّيتو بين يديك
الليلة مانيش باش نكتب عليك
نحب ننساك، ننسى حضنك و يديك
الليلة مانيش باش نبكي عليك
دموعي شاحت جرّة عينيك
الليلة باش ننسى اللّي يربطني بيك
باش نسكر من حبّي ليك
باش نطير بعيد عليك
و على القاع اللي تمشي عليها ساقيك
و نبعد على الدنيا في بالي بعدت عليك
أما فين نمشي نشوف عينيك
نسألها كان مازالت تأمّن بحبّي ليك
تجاوبني و تقلّي " يا بنتي يزّيك
قلبي ليّا و قلبك ليك"...

vendredi 22 juillet 2011

Une rencontre


Etait-ce un rêve, ou était-il là, l’homme de ses rêves ?

Elle : ….qu’est ce que je peux être pour toi, si ce n’est cette fille abandonnée dont t’as ramassé les morceaux brisées
Lui : tu es l’art, l’art est dans tes mots, l’art est dans ce que tu fais de tes mots, l’art est ce que t’es mots me font, l’art est ce que tes mots fond de moi
Elle : mes mots ? Moi ? Mais moi qui suis-je ?
Lui : la beauté est insuffisante pour te décrire, t’es le bonheur, t’es la joie, t’es le beau, t’es le jolie, t’es l’extase, t’es le rêve, t’es ce but insaisissable, t’es ce qui m’empêche d’arrêter, ce qui me rend parfait
Elle : tu arrives à percevoir tout ça en moi ?
Lui : non, j’en vois bien plus, cette nuit je suis arrivée à te comprendre, à te traverser, à fusionner avec ton âme, à être en toi, je ne suis plus ce corps, non je le suis encore, car tu es là, en moi, et moi en toi, tu es là depuis la nuit des temps, mais on vient juste de le réaliser, c’est au-delà de tout ce que j’ai vécu, mieux que tout ce que j’ai vu, c’est l’extase, le nirvana…
Elle : je crois qu’on a trop bu
Lui : toi oui mais pas moi, je suis déjà ivre, ivre de toi, de ta sagesse, de ta beauté, de tes lèvres, de ton odeur, de ton corps
Elle : c’est déjà l’aube, la nuit sombre s’en va et la lumière s’invite autour de nous, notre nuit d’amour touche à sa fin, mais je ne peux te quitter, je veux te garder au plus profond de moi
Lui : j’ai nulle part ou aller, garde moi, de toute façon je ne peux plus me détacher…..
Elle partagea son lit....  

Mon vagin, ça tu aimes bien


T’aimes pas être mon bien aimé, tu trouves ça trop cliché
T’aimes pas mes copines, pour toi elles sont trop in
T’aimes pas me voir pleurer « Mais putain arrêtes de chialer »
T’aimes pas me prendre la main, tu penses que c’est trop crétin
T’aimes pas me présenter à tes parents, pourtant t’adore mater du foot avec papa dans notre maison
T’aimes pas m’offrir des cadeaux, tu me files les peluches du Mac do
Mais mon vagin, ça tu aimes bien

jeudi 21 juillet 2011

أنا حرّية كلامك


أنا فكرة
صنعها خيالك
أنا حلمة
جات في منامك
أنا كلمة
قلتها في بالك
أنا أفكارك، أنا أحلامك
أنا حرّية كلامك 

Un peu d’air


Un peu d’air, je tiens à respirer
Un peu d’air, je veux de l’air frais
De toutes ces craintes, je veux me libérer

Un peu d’air, j veux juste vivre
Sur cette terre, je tiens à marcher libre